S’alléger des charges du passé : à l’image de la nature qui laisse tomber ses feuilles, l’automne est la saison idéale pour laisser se décomposer nos émotions et vécus qui nous ont touchés.
Personnellement j'apprécie les rituels. Ils m’ont permis de m’engager, de me définir, de me donner le cadre dont j’avais besoin pour évoluer. Tout en veillant à ne pas m’y enfermer, car il est important de rester sensible à l’impermanence des situations de nos vies.
C’est un processus que je me plais à explorer, et que j’ai à cœur de partager avec vous.
Ces symboles qui ponctuent nos vies
Sans nous en rendre vraiment compte, notre quotidien est rythmé par des gestes qui nous rassurent, des petites pratiques qui marquent les moments de la journée, du lever au coucher.
Tout l’art, finalement, consiste à trouver le juste mouvement : entre ce qui vient marquer un moment, et ce qui se répète par habitude. Rester à l’écoute de soi, des saisons, des rencontres et des événements qui nous traversent.
Les symboles nous relient, nous libèrent, nous permettent de progresser.
Du geste quotidien au rituel de passage
Les gestes du quotidien induisent des repères et créent une sensation de stabilité.
Mais le rituel va plus loin : il peut marquer un passage. Et qui dit passage dit transformation.
Ce que les anciens savaient des moments de passage
Les rituels de passage, une pratique ancestrale.
Dans toutes les cultures, les grandes bascules de l’existence - la naissance, l’entrée dans l’âge adulte, l’union, la mort - ont toujours été accompagnées d’un rite.
Dans de nombreuses sociétés dites premières, il n’existait pas d’adolescence comme nous la connaissons. On était enfant, puis adulte, et l’on passait de l’un à l’autre par un rituel d’initiation. Ce rituel impliquait de laisser s’effacer une part de soi pour accéder à une autre, plus vaste, plus exigeante.
C’est là tout le sens d’un rituel de passage : marquer le changement.
L’ethnologue Arnold Van Gennep, qui a étudié ces rites au début du XXe siècle, a montré qu’ils suivent presque toujours trois temps.
D’abord la séparation : on quitte ce que l’on était.
Ensuite le seuil, cette phase intermédiaire, un peu inconfortable, où l’on n’est plus tout à fait l’ancien et pas encore le nouveau.
Enfin la réintégration : on revient, transformé, à sa place dans le monde. Ce schéma, on le retrouve aussi bien dans les grandes cérémonies que dans nos passages plus intimes.
Les saisons sont rythmées par ces pratiques.
L'automne, cette saison qui nous invite à lâcher-prise
Nous entrons dans la saison sombre. Les jours raccourcissent, la nature ralentit, la sève redescend dans les racines. Tout se met à l’économie, se dépouille, se prépare en silence à l’hiver.
Nous sommes appelés à faire de même : nous délester de ce qui n’est pas essentiel, abandonner ce qui nous encombre.
C’est un moment intense. Car cette période, justement, éclaire ce qui est enfoui.
Les mémoires lourdes refont surface. C’est inconfortable, mais c’est précisément ce qui rend ce passage si intéressant : on ne peut déposer que ce que l’on a d’abord accepté de regarder.
Au fil des mois, nous nous chargeons d’émotions, de pensées, de tensions. Le corps en garde la trace, même quand la tête a oublié.
L’automne nous offre le bon moment pour nous en délester, pour finaliser un cycle et en ouvrir un autre. Ce dépouillement ne se fait pas tout seul : il relève d’une intention, d’une décision intérieure, d’un besoin de cohérence que l’on traduit par un geste.
La Toussaint : le moment de déposer ce qui pèse trop lourd
La fête d'Halloween, la Toussaint, la fête des morts, forment un passage intense. Un moment pour honorer nos mémoires.
Nous portons en nous des héritages, des façons d’être, venus de notre histoire et de notre famille, qui agissent parfois à notre insu. Les reconnaître, c’est déjà commencer à s’en distancier. Et pour marquer ce premier pas, rien de tel qu’un geste simple : allumer une flamme sous la forme d'une bougie.
Les énergies du mois de Novembre 2026 : les mots justes
Cette année, ce passage prend une couleur particulière.
Nous sommes en année 1, celle des nouveaux départs, qui nous demande depuis des mois de nous positionner, d’oser être pleinement nous-mêmes. Et novembre lui répond avec une énergie 3 : celle de l’expression.
Pour avoir une parole juste, encore faut-il avoir déposé ce qui l’entrave.
Déposer ce qui pèse, c’est précisément ce qui permet de retrouver une parole qui relie, et non une parole qui détruit. Voilà, cette année, tout le sens de ce rituel d’automne.
Quelques gestes simples pour commencer
Un rituel n’a pas besoin d’être compliqué pour agir. L’essentiel, c’est l’intention que vous y mettez. Voici quelques pistes, à adapter à ce qui vous ressemble :
- Écrire, puis brûler. Couchez sur le papier ce qui vous pèse, puis brûlez-le en sécurité, en imaginant ces charges se dissiper.
- Dire à voix haute. Pendant sept jours, formulez à voix haute ce que vous souhaitez déposer, et ne tolèrerez plus.
- Confier à la nature. Glissez votre papier dans une courge de votre choix évidée, laissez-la dans un coin de nature, et laissez la se décomposer.
- Allumer une bougie. En cette période, allumez une flamme pour honorer les mémoires et marquer, symboliquement, ce que vous laissez derrière vous.
Laissez-vous inspirer, et choisissez le geste qui résonne pour vous.
S’alléger de ce qu’on porte sans le savoir
Certaines de ces charges sont si anciennes que nous ne les voyons même plus. Elles nous font parfois reproduire les mêmes situations, les mêmes blocages, sans comprendre pourquoi. Les mettre en lumière, c’est tout l’enjeu d’un vrai travail intérieur, et un grand pas vers plus de liberté.
C’est précisément ce que je vous propose d’explorer au travers de mon accompagnement avec la Méthode Singulière : il s'agit de revisiter votre histoire pour identifier ce qui vous bloque et vous emprisonne, et construire votre propre rituel de libération.
Pour vous accepter, retrouver confiance, et reprendre les commandes de votre vie.
Pour un rituel guidé pas à pas, retrouvez ma newsletter du mois de Novembre.
« Celui qui veut dispenser sa lumière doit connaître les ténèbres qu’il est amené à éclairer. » Lao Tseu


